Cause de BPCO (Bronchopneumopathie Chronique Obstructive), de cancer mais aussi d’accélération du vieillissement, le tabac agit même là où on ne l’attend pas …

Si vous n’avez pas renoncé au tabac, il est encore temps. Mettez toutes les chances de votre côté sous peine de rechutes et de découragement. Le tabac est l’une des drogues les plus redoutables en matière de dépendance.

Les Pathologies liées au tabac

Les effets néfastes de la consommation du tabac sur la santé sont nombreux. Plusieurs types de pathologies en résultent :

  • Les cancers, et particulièrement les cancers broncho-pulmonaires et les cancers des voies aéro-digestives supérieures (larynx, pharynx, cavité buccale et œsophage).
  • Les pathologies respiratoires non cancéreuses : bronchites aigües ou chronique, baisse de la capacité respiratoire, essoufflement, emphysème.
  • Les pathologies cardio-vasculaires : coronaropathies, infarctus du myocarde, mort subite, cardiomyopathies, hypertension artérielle, arythmies, accident vasculaire cérébral.

Chez la femme enceinte, fumeuse, on remarque une augmentation du délai nécessaire à la conception, un retard de croissance intra-utétrine, une augmentation de la prématurité et une augmentation du risque de mort-subite du nourrisson.

Accélération du vieillissement 

Le tabac agit à plusieurs niveaux et selon différents mécanismes pour accélérer le vieillissement de notre organisme mais le plus visible sera sur votre peau.

  • Diminution de l’irrigation sanguine ce qui entraîne une insuffisance d’oxygénation des tissus et un défaut de nutriments pour la peau. Le teint est terne, grisâtre et la peau vieillit plus vite, accumulant cernes, rides et ridules.
  • Augmentation de la production de radicaux libres favorisant l’oxydation . En trop grande quantité, ces radicaux libres participent à la dégradation des parois et de l’ADN des cellules de la peau.
  • Diminution de la production de collagène et d’élastine qui jouent un rôle important dans l’élasticité de la peau.

En plus des rides, le tabac peut causer de ,ombreux dégâts côté beauté. Au fur et à mesure, les dents jaunissent et l’haleine s’imprègne de l’odeur du tabac. En outre, le tabac diminue l’équilibre de la flore buccale et modifie donc son immunité. Résultat, elle devient plus sensible aux infections (gingivites, angines …). De plus, le tabac altère le fonctionnement des papilles gustatives, elles deviennent moins sensibles, le goût des aliments s’en trouve altérer.

Les cheveux sont moins vigoureux et peuvent tomber plus rapidement car les follicules pileux sont moins bien irrigués.

Le tabac irrite les cordes vocales jusqu’à y induire une inflammation chronique. De fait, elles s’épaississent et cela change notre timbre de voix. Ce méfait est irréversible…

L’arrêt du tabac

Les ravages du tabac sont donc connus : cancers, AVC, infarctus du myocarde, artérite des jambes, troubles de l’érection, bronchite chronique … Mais s’arrêter de fumer n’est jamais facile. Les tentations et les causes de découragement sont souvent nombreuses dès le début (environnement fumeur en famille ou au travail, stress, contrariétés…), raccrochez vous aux effets bénéfiques que vous ressentirez rapidement : meilleur souffle après quelques semaines de toux plus importantes (signe que vos poumons se décrassent et que l’organisme sera ainsi mieux oxygéné), récupération de l’odorat et du goût rapide, meilleur forme le matin au réveil, moins d’essoufflement à l’activité physique, un meilleur teint de peau et moins de petites imperfections au bout de 3 à 4 semaines.

Se faire aider

Vous êtes convaincu ? Décidé ? Attention, la volonté ne suffit pas, la motivation en revanche est la clé du succès. L’influence d’un proche, un événement heureux ou malheureux, un changement de vie peuvent être des déclics. Mais gare au syndrome de sevrage. Il faut s’armer de courage en particulier les 15 premiers jours. L’entourage aussi car lors du sevrage, la dépendance à la nicotine est source d’énervement, d’agressivité, d’anxiété et de fatigue. Ces signes disparaissent peu à peu et sont atténués par la prise de substituts nicotiniques dont on diminue progressivement les doses (patchs, gommes ou comprimés à sucer, spray…). Ne diminuer pas trop vite car cela favorise les risques de rechute.

La psychothérapie, les techniques de relaxation et un changement d’hygiène de vie (modérer le café, reprendre le sport) augmentent aussi les chances de réussite à long terme, en modifiant une chimie cérébrale, à condition d’être suivis régulièrement et longtemps. Idéalement pour toujours.

Conseils du pharmacien

Les substituts nicotiniques peuvent être remboursés à hauteur de 150€ par an et par bénéficiaire depuis le 1er novembre 2016. Pour cela il doivent être prescrit par un médecin ou une sage-femme sur une ordonnance consacrée uniquement à ces produits.

En pratique, vous devez régler les produits directement à la pharmacie mais vous serez remboursés ensuite. La dispense de frais (tiers-payant) ne s’applique pas dans le cadre de ce dispositif.

Renseignez vous auprès de votre mutuelle complémentaire, certaines les prennent aussi en charge au-delà du forfait de 150€ de la sécurité sociale.

L’homéopathie peut aussi être d’une grande aide, demandez-nous conseil sur notre pack contenant LOBELIA 7CH coupant l’envie de cigarette, NUX VOMICA 15CH pour gérer les changements d’humeur et les troubles du sommeil et STAPHYSAGRIA 15CH pour lutter contre la nervosité liée à la frustration. Une cure de MAGNESIUM peut aussi aider à gérer votre stress.

Tabac info service : le site internet, l’application, le numéro court : 3989

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